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Dans les coulisses de Frenchleaks

Le 10 mars dernier , le pure player Mediapart frappe un grand coup et met en ligne Frenchleaks. Loin d’être un site d’information comme son grand frère, Frenchleaks veut permettre aux internautes de poster tout document qu’ils jugent d’intérêt public. Un mois tout juste après le lancement de ce Wikileaks à la française, rencontre avec le Julian Assange français, Christophe Gueugneau, en charge du site.

   

L’endroit se veut discret: pour trouver Frenchleaks, il faut d’abord savoir où est Mediapart. Dans cet immeuble au design moderne du 12e arrondissement, aucune pancarte, aucun panneau n’indique que c’est ici qu’est basé le nouveau bébé d’Edwy Plenel, Frenchleaks. Au sein de la rédaction, Christophe Gueugneau, rédacteur en chef adjoint de Mediapart arrivé en janvier, endosse le costume de Julian Assange et gère le site. C’est à lui que l’on doit s’adresser pour connaître tous les détails de la genèse de cette espèce de Wikileaks. Ici, pas de “coin Frenchleaks” à part, tout le monde collabore dans l’open-space de Mediapart.

  • La prise au sérieux de Wikileaks

L’idée de créer Frenchleaks est venue assez naturellement à Médiapart. “Un jour, Edwy Plenel s’est demandé pourquoi ne pas faire un Wikileaks light, en français, pour avoir des documents français?”, raconte Christophe Gueugneau. Car pour la rédaction, Wikileaks a acquis un certain prestige depuis la publication de documents sur les bavures américaines en Irak et du “cable gate”.

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  • Comment fonctionne Frenchleaks?

Calqué sur le modèle de Wikileaks, Frenchleaks est mis en ligne après seulement une quinzaine de jours de réflexion et de travail. “Le site a deux objectifs, poursuit Christophe Gueugneau, offrir aux gens la possibilité de poster des documents d’intérêt public et être une sorte de portail où les documents sont rendus publics.” Le fonctionnement est assez simple: l’internaute qui veut poster un document est anonyme et seulement identifiable par une combinaison de cinq chiffres et lettres. Lorsque les journalistes reçoivent un document, ils vérifient son authenticité et lancent une enquête si le document est d’intérêt public. Une fois l’enquête terminée et publiée sur Médiapart, le document est rendu public, sur Frenchleaks. Pour l’instant, une dizaine de documents ont été publiés parmi lesquels une lettre du patron d’EFF, Henri Proglio, à ses employés au Japon ou les ordonnances de renvoi du procès Chirac.

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   Christophe Gueugneau est chargé de faire le tri dans les documents reçus

En moyenne, de 10 à 15 documents sont postés chaque jour sur Frenchleaks. Parmi eux, seuls un ou deux intéressent Christophe Gueugneau, chargé de les trier. “Les documents doivent être originaux (c’est-à-dire n’avoir jamais été publiés) et susceptibles d’apporter un éclairage sur la vie publique. On n’accepte pas les documents relevant de la vie privée”. Depuis la mise en ligne, deux ou trois documents  seulement ont permis de lancer une enquête. Elles sont prises en charge par les journalistes de la rédaction de Médiapart, qui les réalisent selon leurs compétences et connaissances du sujet. On ne saura rien sur les enquêtes en cours, Mediapart (et Frenchleaks) étant habitués à travailler dans le secret, dans la crainte de la fuite.

  • Frenchleaks, un Canard Enchaîné du Web?

Christophe Gueugneau est formel: Frenchleaks n’a pas vocation à taper sur le pouvoir politique en place, le site veut seulement donner accès à des documents d’intérêt public. Une ligne qui n’est pas sans rappeler le Canard Enchaîné, habitué aux enquêtes qui dérangent les pouvoirs publics. Si Mediapart était déjà positionné sur ce terrain, Frenchleaks s’inscrit dans son prolongement. Il semble concurrencer le Canard en cherchant à se positionner lui-aussi comme révélateur des affaires publiques qui ne tournent pas rond.

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Photos: Capture écran et EB.

Élisa Bertholomey

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Facebook renforce les liens entre journalistes et lecteurs

La page, créé par Facebook, a vu le jour ce mercredi: "Journalists on Facebook" propose de favoriser l’usage du réseau social par les journalistes pour trouver des sources, des informations, interagir avec les lecteurs. À terme, des rencontres seront organisées entre journalistes, la première ayant même lieu le 27 avril en Californie.

Le site 233grados.com relève que Facebook fera des recommandations aux journalistes et compilera les pratiques jugées positives pour la profession. Pour l’instant, il s’agit surtout de promouvoir les échanges entre monde médiatique et communauté de lecteurs. La section “Infos” de la page est d’ailleurs très claire: “Journalists on Facebook” promet de toucher directement les lecteurs, une communauté de plus de 500 millions de personnes dans le monde entier.

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Google en mode poisson d’avril

Le 1er avril, le Web n’y coupe pas: les sites se mettent aux poissons d’avril! C’est même devenu un jeu: repérer les fausses infos sur les sites des médias. Le moteur de recherche Google ne laisse pas sa part aux autres: ses poissons d’avril sont souvent attendus par les internautes et se trouvent même en “Trendings topics” sur Twitter.

Depuis le fameux “Pigeon rank" - gag du 1er avril 2002 où Google faisait croire que leur technologie reposait sur des milliers de pigeons qui travaillaient nuit et jour sur le Web - quels sont les poissons d’avril de Google? Retour sur cinq poissons qui ont marqué ces dernières années.

  • En 2011, on commande sa boîte mail grâce à son corps!

Le concept “Gmail motion" est ingénieux: plutôt que de passer son temps à taper sur un clavier pour écrire des mails, on peut directement commander son Gmail grâce à des mouvements du corps devant la caméra de son ordinateur. Pour ouvrir un message? Faites le geste d’ouvrir une enveloppe. Pour envoyer un message? Léchez-vous le doigt et donnez un coup sur votre genoux que vous aurez préalablement relevé.

Peu problable dans la vie réelle, Gmail motion est très drôle à regarder en vidéo. Pour le plaisir de voir le sérieux des managers lorsqu’ils réalisent les gestes appropriés.

  • En 2010, nos mobiles traduisent les animaux!

Une technologie de pointe! Google Translate (le service traduction de Google) a développé une application géniale pour les téléphones portables. On sélectionne un animal dans la liste (cochon, âne, poule…) puis on place son mobile devant l’animal en question lorsqu’il est en train de s’exprimer. Et là miracle: grâce à Google Translate Animals, les barrissements, coquettements ou aboiements sont traduits en langage humain, compréhensible dans notre langue!

Là encore, la technologie semble peu probable mais la vidéo est hilarante, rien que pour le fermier courant derrière ses animaux avec son portable!

  • En 2009, le contenu de notre cerveau est indexé par notre mobile!

Combien de fois s’est-on demandé qui est cette personne qui se dirige vers nous en souriant? Pas de panique! Grâce à Google Brain Search, notre mobile nous donne la réponse! Grâce à son antenne, il peut enregistrer tout ce qu’il y a dans notre cerveau et nous éviter les trous de mémoire en ressortant l’information au bon moment. “Salut John! Comment ça va?”

  • En 2008, Google et Virgin conquièrent Mars!

Deux géants, Virgin et Google, réunis sur le même projet: Virgle. L’objectif est ambitieux: implanter une base sur la planète Mars d’ici un siècle. Car Mars c’est l’avenir, le plan B après la destruction de la planète Terre par les hommes. Début de ce projet totalement irréaliste: 2014.

  • En 2007, nos mails nous sont envoyés directement par la Poste

Google est généreux: lorsqu’on clique sur “imprimer un mail”, on le reçoit par la Poste et tout ceci gratuitement grâce à Gmail Paper! Un, 100, 1000 mails et plus peuvent être imprimés par l’utilisateur, le tout étant financé par la publicité. Pour ceux que le gaspillage dérangerait, pas de panique, le papier est fait à 96% de “crachats post-consommation de soja biologique”. Une initiative qui devrait plaire aux écologistes…

  • Et après?

Grâce à ses vidéos et à ses initiatives loufoques, Google est un spécialiste du buzz le 1er avril. Reste que même si tout ceci est très drôle, ces poissons d’avril ne semblent pas qu’un divertissement. Grâce à eux, Google apparaît comme une entreprise cool, généreuse, qui sait se moquer d’elle-même, une sorte de modèle. Bref, un beau plan de communication!

Élisa Bertholomey

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"J’aime l’info": financer les médias par le don en ligne

Lundi 28 mars, la plateforme jaimelinfo.fr était officiellement mise en ligne. “L’idée est née en se demandant comment répondre à des demandes de lecteurs souhaitant soutenir Rue89 financièrement”, explique Laurent Mauriac, de Rue 89.

Le fonctionnement de la plateforme est simple, comme le détaille Le Post.fr: les internautes amateurs d’informations et d’actualités peuvent financer des médias ou des projets de reportage grâce à un système de dons en ligne, directement sur J’aime l’info.

Des sites “classiques” comme Mediapart, Owni ou Arrêt sur images sont déjà proposés au don mais J’aime l’info compte aussi des médias plus originaux :Football-Ravageur.fr, ou Minicircul.com.

Les sites d’information locale ont également investi la nouvelle plateforme, espérant surfer sur un système très en vogue aux États-Unis. On remarque ainsi la présence de Essonneinfo.fr, Hyperlocalnews.fr ou encore Dijonscope.com.

Depuis lundi, le site Ecrans.fr a déja essayé la plateforme. Bilan: hormis une erreur dans la sécurisation de la page de paiement, l’utilisation reste simple.

J’aime l’info fonctionne sur le modèle du crowdfunding, autrement dit, le financement de projets en faisant appel à des citoyens ordinaires. Ce modèle déjà testé aux Etats-Unis peut-il fonctionner en France? Les Inrocks.com montre que J’aime l’info n’est pas la première tentative d’expérience en France. C’est le site glifpix.fr qui est le pionnier en la matière. “L’idée est bonne, mais on est encore à un stade expérimental, explique Sylvie O’Dy, l’une des deux rédactrices en chef de Glifpix. En France, l’information est un bien largement gratuit sur Internet. Et nous devons apprendre à nous adapter à la culture participative.”

À ce jour, certains financements ont commencé à être proposés mais les sommes ne sont pas élevées (5-10€).

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Et vous, seriez-vous prêts à faire un don pour un média?

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Japon: la catastrophe nucléaire expliquée aux enfants

C’est le site Rue89 qui publie cette vidéo pédagogique: la catastrophe de Fukushima expliquée aux enfants.

Dans ce dessin animé de presque cinq minutes, la centrale est un personnage nommé “Nucléaire”. Nucléaire est malade, il a mal au ventre depuis le tremblement de terre du 10 mars. Et son mal de ventre peut être la cause de tout un tas de désagréments: pets, caca (comprenez, explosion et émission de nuages radioactifs en langage adulte).

Si le parallèle peut prêter à sourire, la vidéo se veut vraiment explicative. Sans dédramatiser les conséquences des “cacas”, elle met l’accent sur le rôle des “médecins” qui soignent Nucléaire, c’est-à-dire les ingénieurs occupés à refroidir la centrale. L’ensemble est plutôt clair et cherche à rassurer les tout petits: une partie importante de la vidéo est accordée aux solutions envisagées pour empêcher les émissions de particules radioactives. Et un seul mot d’ordre reste: quelles que soient les conséquences de cette catastrophe, il faudra être solidaire.

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Vie et mort d’une catastrophe twittée

Twitter est un outil très pratique lorsqu’il s’agit de relayer une information en temps réel. Le réseau avait déjà servi lors des révolutions en Tunisie et Égypte et il est à nouveau utilisé pour les événements au Japon.

Twitter, le média à suivre pour les comptes-rendus de catastrophes? Pas forcément selon le blog klaire.fr qui pointe dans une infographie amusante les travers de Twitter lors de gros événements.

Source: www.klaire.fr

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Le mauvais karma de Pearl Harbor

Peu de temps après le tremblement de terre suivi du tsunami au Japon, des statuts Facebook et des posts Twitter haineux à l’encontre du pays du Soleil Levant ont commencé à surgir sur Internet. Postés la plupart du temps par des américains presque ravis par les événements, ils renvoient à un fait: le mauvais karma de Pearl Harbor.

"Nombre de morts à cause de Pearl Harbor: 4500. Nombre de morts après le tremblement de terre au Japon: 1500. Fuck you Japon", déclare un jeune américain loin d’être né lors de la Seconde guerre mondiale, sur sa page Facebook. Là est le point commun entre les "haineux": la plupart sont jeunes, n’ont pas vécu Pearl Harbor mais font preuve d’une vraie volonté revancharde.

Deux blogs, Ignorant and Online et Karma Japan (tous deux en anglais) ont essayé de répertorier les statuts Twitter et Facebook contre le Japon. Les propos sont édifiants. Extraits:

Je ne prie pas pour le Japon. Vous voulez savoir pourquoi? Deux mots: Pearl Harbor. Mon grand-père m’a dit de ne jamais oublier. Merci à l’Océan Pacifique pour l’attaque surprise. Republiez ce statut si vous aimez l’Amérique.

Ils sont trop peuplés donc ils en avaient besoin! Ils en avaient besoin!


Tu ne réalises pas à quel point c’est bien? L’Asie le mérite. Ils traitent les citoyens comme de la merde.

C’est parce qu’ils ont bombardé Pearl Harbor!!!

Je me sens triste pour le Japon. Mais je n’oublierai jamais Pearl Harbor.

Je voulais dire ‘fuck’ aux gens au Japon. Est-ce qu’ils sont venus nous aider au moment de Katrina??? Non!!!

Même si ces commentaires sont virulents, il n’en reste pas moins anecdotiques et ne sont pas représentatifs de la majorité des réactions qui circulent sur Internet. Le site Big pictures comptabilise par exemple des centaines de commentaires de solidarité et de compassion, écrits dans toutes les langues…

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Cantonales sur Internet: le match UMP/PS

Nicolas Sarkozy l’a dit lors du 41e forum de Davos, le 27 janvier 2011:

"Internet est un progrès fantastique, (…) qui reste sans doute la plus belle évolution technologique de la fin du siècle précédent et qui est un progrès considérable".

L’entrain du président de la République vis-à-vis du Web est-il suivi par les deux principaux partis politiques, le PS et l’UMP? Une semaine avant le premier tour des élections cantonales, retour sur leur présence numérique et l’utilité qu’ils font du Net dans la préparation de ces élections.

  • Une présence numérique visible: PS: 1 / UMP: 0

    

Le Parti socialiste a délibérément choisi de s’investir sur le Web à l’occasion de ces élections cantonales. Pour preuve, un onglet spécial a été créé sur le site du parti. “Notre site a été pensé pour deux types de public, explique Émile Josselin, responsable des contenus Web au Parti socialiste. D’un côté pour les candidats avec des trucs pratiques pour la campagne, des mémos, des fiches… ; de l’autre pour les électeurs. Une carte des cantons renouvelables est mise à leur disposition et on publie chaque jour un journal des cantonales.”

Du côté de l’UMP, aucune partie du site n’est spécifiquement consacrée aux élections et aux électeurs. “Il existe un intranet avec accès réservé aux candidats, identique à celui des fédérations, raconte Pierre Chassat membre de la Direction de la Communication de l’UMP. Il leur permet un accès à un argumentaire spécifique ciblé, à du matériel à commander. Les candidats ont un accès privilégié à plusieurs informations”. Autrement dit, le site n’est pas visible de l’extérieur,”à moins d’être candidat(e) UMP”.

  • Des candidats présents sur Internet: PS: 1 / UMP: 1

Tant l’UMP comme le PS incitent leurs candidats à être présents sur Twitter et Facebook, à tenir un blog… Mais sans trop les forcer! “Il y a une unité au niveau de la prise de conscience mais on ne les oblige pas à être présents sur Internet. On leur propose une plateforme de blogs, on a créé une liste Twitter pour les cantonales mais ça reste à l’appréciation des candidats”, poursuit Émile Josselin. Dans les faits, une trentaine de personnes seulement est abonnée à cette liste et peu de candidats ont un compte Twitter, “à l’image de la société”.

             

La présence sur Internet dépend beaucoup de la circonscription. Par exemple, un candidat en circonscription moins peuplée et ultra-rurale aura moins de mal à voir tous ses électeurs qu’un candidat dans une circonscription urbaine très peuplée. Pour le candidat urbain, un site Web peut donc être nécessaire pour permettre de toucher un maximum de gens. Mais le site n’est pas forcément la tactique privilégiée, notamment à l’UMP. “On incite plus les candidats à être présent sur Twitter et Facebook, reprend Pierre Chassat. Pour nous, le site est quelque chose de passif. On les incite plus à avoir une démarche pro-active, il faut occuper plus le terrain. C’est un peu du marketing agressif!”

  • L’utilisation des réseaux sociaux internes: PS: 1 / UMP: 0

Feu les Créateurs de possible! Ouvert en janvier 2010 et fermé en janvier 2011, le réseau social de l’UMP n’aura survécu qu’un an. “C’était un très mauvais calcul, une très mauvaise idée avec un trop gros budget. Il n’y aura plus jamais de site comme les Créateurs de possible”, avoue Pierre Chassat. Le parti présidentiel est en train de retravailler son site Web. Et un nouveau site a fait son apparition en janvier 2011, à l’initiative des Jeunes populaires: O-M-G, l’Observatoire des mensonges de la gauche.

     

Pas construit comme un réseau social, il ne sert pas pour les campagnes. “On alimente nos fédérations en argumentaires, en petites piques. C’est un site à charge qui sert surtout à densifier notre présence sur Internet”, ajoute Pierre Chassat.

    

À gauche, les socialistes continuent de s’appuyer sur la Coopol, leur réseau social lancé en janvier 2010. Pas de chiffres à l’appui mais “énormément de candidats sont présents sur la Coopol, indique Émile Josselin. Le réseau a déjà été très utilisé pendant les régionales pour l’organisation de tractages, de meetings… Les candidats ont accès à des cartes électorales et à des données socio-démographiques, ce qui permet de mieux cerner les électeurs”. 

  • Le point de vue de chaque parti sur la campagne de son adversaire: PS: 1 / UMP: 1

"La campagne du PS sur Internet? Je n’ai pas eu d’effet ‘waaaahouuu’! Je n’ai pas été frappé par quelque chose de particulier". Pierre Chassat ne mâche pas ses mots sur la campagne "sans fond" de son concurrent et déplore un PS "guère plus audible qu’auparavant".

Au PS, on n’est pas tendre non plus. “L’UMP fait clairement l’impasse sur ces élections, il n’y a pas de campagne, pas de mot d’ordre, assène Émile Josselin. Les Créateurs de possible n’ont pas marché car on n’a jamais vu à quoi ça sert! C’est un truc qui tournait à vide.”

  • Résultat du match: PS: 4 / UMP: 2

Pour la bataille du numérique, le PS l’emporte haut la main! Meilleure utilisation des réseaux sociaux, meilleure visibilité… L’UMP a encore des progrès à faire comme le reconnaît Pierre Chassat: “on a pas mal de retard par rapport au PS, on a moins cette culture du Web. C’est une vraie difficulté pour nous, on a un vrai retard culturel qu’on s’attache à combler”. À sept jours du premier tour et presque un an avant la présidentielle, tous les espoirs sont permis.

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  • Et les autres?

» Au MoDem, on ne se préoccupe pas des cantonales. Une analyse de la situation au Proche Orient, un coup de gueule sur la hausse des prix du carburant oui! Mais rien sur le site, aucun onglet ni même mention se rapportant aux élections.

» Même son de cloche sur le site du Front de Gauche. Y compris dans la section “Notes de campagne”, les dernières actualités restent bloquées sur les élections européennes.

» C’est finalement le Front National qui s’en sort le mieux. Un logo “Dossier cantonales 2011” donne accès à une page où sont postées diverses informations nécessaires à l’électeur: la carte des cantons avec la liste des candidats FN, un billet expliquant comment faire une procuration ou divers communiqués de presse de candidats réagissant sur l’actualité.

Élisa Bertholomey

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Ma personnalité déterminée par mon adresse mail

     

                                    Illustration: Blog Hunch

Il paraît que si on est un homme âgé de 18 à 34 ans, possesseur d’un iPhone et qu’on est sympathisant de gauche, on aura plutôt un compte Gmail que Hotmail. C’est une étude réalisée par le moteur de recherche américain Hunch qui le révèle.

Relayée sur l’express.fr, l’enquête est surprenante: nos adresses mails permettraient de révéler notre personnalité. Et le site de relever plusieurs exemples dont celui des utilisateurs-type de Yahoo!: ils auraient un à cinq enfants, préfèreraient travailler en équipe, se situeraient au centre de l’échiquier politique et auraient un fort penchant pour les bonbons plutôt que pour les snacks salés. De là à dire que les utilisateurs de Caramail adorent les caramels…

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Un jeu vidéo dans ton URL

Capture d’écran de l’URL du jeu

La page a fait le tour du Web toute la journée. URL Hunter est un jeu qui aurait été développé par Probably Corey la nuit dernière. Le principe? Dans sa propre adresse de navigateur, faire disparaître en moins de 30 secondes les lettres “a” avec la lettre O.

Trois touches du clavier sont nécessaires pour cela: deux flèches et la barre d’espace. Selon le site Presse citron, cette prouesse technique ne serait pas si facile à réaliser.

Drôle au début, le jeu devient vite lassant et un peu puéril. Et oui, seules quatre lettres “a” sont à éliminer…

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